APPA'S 86 Association Pour la Protection des Abeilles

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L'Abeille dans les Arts "Expositions, Artistes..."


Les "plus petits architectes du monde" : photographies étonnantes de Nicky Bay

Une stupéfiante série de macro-photographies lève le voile sur un monde qui nous est à peine perceptible : celui des structures bâties par certains insectes afin d’assurer leur survie. La série réalisée par le photographe Nicky Bay nous entraîne au milieu de la forêt tropicale et de l’extrême ingéniosité du vivant. De quoi nous (re)donner goût, s’il en était, à sa préservation.

 

Les insectes aussi ont leurs architectes, comme on peut le découvrir par l’intermédiaire de l’objectif de Nicky Bay. Ce dernier se révèle comme étant un maître dans la représentation de ce qui est infiniment petit. Sa technique met en lumière un monde que nous ne pouvons que déceler difficilement à l’œil nu.

Plongeon au milieu d’un monde étrange

 

C’est par hasard que le photographe habitant actuellement Singapour prend connaissance de cet univers mystérieux. En s’intéressant au fascinant monde des insectes dans les forêts tropicales, il aperçoit un jour d’étranges structures. Dans la série qui suit qui fait état de cette découverte, les trois premiers « architectes » ont été découverts à Singapour. Le quatrième nous vient du Pérou.

1er architecte : Larve de psychidae (papillon) – Les larves édifient ces constructions de forme pyramidale afin de se protéger des prédateurs. Au fur et à mesure de leur croissance, elles ajoutent des morceaux.

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2ème architecte : Larve de psychidae (papillon) – Toutes les larves ne construisent pas leur petite « cabane » à partir de morceaux de branches. Certaines larves utilisent également des feuilles.

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3ème architecte : Larve d’arctiinae (papillon) – Ces larves construisent de véritables cages à partir de poils de chenilles. Les larves se suspendent ensuite au centre de cette mini-forteresse pour entamer leur transformation. Cependant,  elles ne sont pas à l’abri de tous les prédateurs. Certains parasites peuvent venir pondre des œufs et ainsi menacer le développement normal de la larve.

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4ème architecte – D’après le Nicky Bay, l’insecte à l’origine de cette construction est inconnu. Des scientifiques évoquent la possibilité qu’il puisse s’agir d’une toile tissée par une araignée pour y déposer ses œufs.

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D’autres photos sont à découvrir sur la page facebook du photographe ainsi que sur son blog.

L’éthique du photographe

Nicky Bay s’engage pour une plus grande éthique dans le monde de la photographie qui n’est pas exempt de mauvaises pratiques. Sur son site internet, il énonce de manière précise les règles qui appartiennent à la déontologie de tout photographe de la nature. Cette prise de position se fait en réaction à des polémiques liées à certaines photographies publiées ces dernières années et dont de nombreux experts s’accordent à dire qu’elles ont été obtenues par le biais d’une manipulation directe des animaux représentés. Cette problématique est progressivement pointée du doigt.

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En effet, certains photographes peu scrupuleux n’hésitent pas à mettre en scène des animaux en les plaçant dans les positions souhaitées, quitte à les torturer et même parfois à les tuer. Ce subterfuge donne une dimension spectaculaire aux photographies, et fait donc vendre du rêve à ceux qui ne savent pas. Malgré la souffrance qu’elles occasionnent et le caractère faussé de la réalité qu’elles colportent, ces photographies sont partagées de nombreuses fois sur la toile. Le buzz qu’elles alimentent peut générer des contreparties pécuniaires importantes tout en poussant d’autres photographes à en faire autant.

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Pour cette raison, Nicky Bay énonce certaines règles élémentaires à respecter. Parmi elles, on peut noter la proscription de la manipulation directe des animaux ou encore le respect de l’environnement dans lequel le photographe intervient. Enfin, il met en garde contre la diffusion de données géographiques concernant le lieu où un cliché à pu être pris : une photographie peut déclencher la convoitise d’autres amateurs et de touristes qui veulent se rendre sur les lieux d’où elle provient. Gardons en tête un conseil simple : « Le vivant est splendide par nature. Le monde naturel n’a pas besoin d’être manipulé par des logiques commerciales pour nourrir le sensationnalisme des Hommes. Alors la prochaine fois que vous voyez de belles histoires insolites qui mettent en scène des animaux, questionnez-vous sur les motivations du photographe ou du caméraman, car celui-ci se paie peut-être bien votre tête à son profit personnel. »

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25/04/2017
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Londres : une œuvre d’art géante vient au secours des abeilles

Londres : une œuvre d’art géante vient au secours des abeilles

 

Originalement conçue pour l’exposition universelle de Milan, The Hives (La ruche), une imposante sculpture de 17 mètres de haut, vient d’être installée au sein des Jardins botaniques royaux de Kew, à l’ouest de Londres. Au moyen de cette installation, Wolfgang Buttress souhaite interpeller à propos de la disparition des abeilles. Mêlant architecture, design, sciences et environnement, l’œuvre donne le sentiment au visiteur de se trouver au cœur d’une ruche.

 

La structure géante en aluminium de l’artiste Wolfgang Buttress a été montée récemment au sein des Jardins botaniques de Londres. Crée à l’origine pour la Milan Expo 2015, où elle a attiré près de 3,3 millions de visiteurs, la structure en aluminium est extrêmement complexe. Ses caractéristiques physiques la rendent particulièrement imposante : elle mesure 17 mètres de haut et pèse 40 tonnes. L’artiste n’en est pas à son coup d’essai. Il a habitué son public à des installations qui interrogent l’utilisation de l’espace en raison de leur taille.

Observée de loin, impossible de distinguer les détails de cette structure, formée de 170.000 pièces d’aluminium. Sous cette perspective le visiteur peut avoir le sentiment d’avoir un essaim géant en face de lui. Mais de plus près, on découvre que l’œuvre est conçue pour fournir une expérience sons et lumières unique, orchestrée par les abeilles elles-mêmes.

 

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07_kew_hiveImage : www.kew.org

Au milieu d’une ruche

Telle une coupole, il est possible de pénétrer à l’intérieur de l’imposante installation où Wolfgang Buttress a voulu imiter l’ambiance qui règne dans une ruche. Dotée de plus de 1000 LED et de microphones, la structure produit sons et lumières en présence et en fonction des abeilles. En effet, lorsque les capteurs détectent leurs mouvements, les LED s’illuminent et des bruits de bourdonnement des abeilles résonnent dans la structure, donnant le sentiment d’un dialogue incessant.

D’après la volonté de l’artiste, le visiteur doit se sentir partie intégrante de la ruche, vibrer en cœur avec elle, lui révélant ce qui est habituellement invisible. « Mon approche consiste à imiter la nature, pour que chacun puisse en faire une expérience plus intime » explique-t-il. Wolfgang Buttress ajoute afin de préciser sa démarche : « Je veux que le visiteur devienne part de l’expérience et soit enveloppé par la structure, plutôt que d’être en position d’observateur extérieur ».

Pour accentuer le sentiment d’immersion dans l’essaim, un dispositif émet des vibrations semblables au battement des ailles d’abeilles. Dans la nature, ces vibrations produites avec leurs ailes sont leur principal moyen de communication. Il en existe divers types. Dans la structure sont reproduites les vibrations lancées par les jeunes abeilles reines qui se concurrencent pour devenir la nouvelle reine de la ruche. Mais également les signaux qu’elles émettent pour « demander » de la nourriture à leurs congénères, ainsi que ceux qui servent à indiquer un lieu où se trouve du pollen.

Une approche qui aurait été impossible sans l’intervention de la recherche. La réalisation de l’œuvre a ainsi été rendue possible grâce aux découvertes établies récemment par les scientifiques en matière de communication chez ces animaux. Plus de 50 000 abeilles participent à l’expérience.

04_kew_hiveImage : www.kew.org

03_kew_hivePhotographie : Jeff Eden

Interpeller sur l’importance de la protection des pollinisateurs

Comme d’autres, Wolfgang Buttress s’efforce de défendre la cause des abeilles. Celles-ci s’avèrent indispensables pour l’agriculture, puisqu’elles sont à l’origine de la pollinisation de presque 70% des espèces destinées à nourrir l’humanité. Depuis plusieurs années, de nombreux acteurs de la société civile essayent de sensibiliser l’opinion publique ainsi que les décideurs à propos du danger qui pèse sur les abeilles. Les scientifiques et les défenseurs de l’environnement dénoncent l’usage massif de pesticides à l’origine de l’hécatombe. D’ailleurs, certains observateurs craignent que le Brexit soit accompagné d’un retour en arrière au Royaume Uni, qui pourrait abandonner la législation restrictive établie en la matière par l’Union européenne.

Le sujet est également d’actualité en France. Fin juin, les députés français ont voté l’interdiction en agriculture des produits contenant des molécules appelées néonicotinoïdes. Leur caractère nocif pour les abeilles et les autres insectes pollinisateurs est désormais reconnu. Malheureusement, l’entrée en vigueur de l’interdiction n’est pas prévue avant le 1er septembre 2018 et beaucoup craignent que la prochaine majorité change de cap. Par ailleurs, des dérogations pourront être accordées jusqu’au 1er juillet 2020 pour continuer à utiliser ces pesticides tueurs d’abeilles. L’économie semble prévaloir sur l’urgence écologique. Loïc Leray, vice-président de l’Union nationale de l’apiculture française regrette la faiblesse de cette décision : « Vue la persistance de ces produits dans le sol, on n’est pas sorti de l’auberge ! », s’exclame t-il. Amies ailées, tenez-bon !

02_kew_hivePhotographie : Jeff Eden

 


25/04/2017
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Les abeilles s'y connaissent en art

Une abeille butine un tournesol.

Une abeille butine un tournesol. — Vadim Ghirda/AP/SIPA

On ne sait pas si elles préfèrent le cubisme à l’impressionnisme, mais les abeilles ont, pour sûr, une certaine culture artistique. Plus exactement, des facultés cognitives que l’on ignorait: des chercheurs australiens ont démontré que les abeilles étaient capables de distinguer un tableau de Picasso d’un tableau de Monet.

«Reconnaître des styles artistiques n’est pas unique aux humains»

Les insectes auraient en effet des capacités d’apprentissage visuel qui dépassent la simple vision des couleurs et des formes. Le cerveau des abeilles, bien que microscopique, pourrait traiter des informations visuelles complexes et faire la différence entre des paysages, des types de fleurs ou des visages humains. Mais entre des styles picturaux différents, les chercheurs ont été surpris de l’acuité des abeilles.

«Nous avons démontré que les abeilles ont appris à distinguer cinq tableaux différents de Monet et Picasso et que cela ne reposait pas sur la luminosité ou la couleur», explique Judith Reinhard, de l’université de Queensland. «Notre étude suggère que reconnaître des styles artistiques n’est pas une fonction cognitive supérieure unique aux humains, mais seulement une capacité des animaux à extraire et catégoriser des caractéristiques visuelles issues d’images complexes.» Ainsi, les abeilles seraient autant capables que nous de savoir que Guernica et Les demoiselles d’Avignon ont été peints par le même artiste. Si vous avez oublié de qui il s’agit, il va falloir réviser dard-d’art.

 


25/04/2017
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Ren Ri "Les Sculptures et ses Abeilles"

Nous vous avions déjà parlé de l’artiste contemporain chinois Ren Ri et de sa passion pour les abeilles avec ses ruches-sculptures.

Aujourd’hui, je vous présente ses nouvelles oeuvres toujours réalisées à l’aide des ses abeilles préférées. L’artiste, grâce à un savant jeu de position de la ruche, réussi à faire apparaître des pays et des continents entiers aux formes identiques à la réalité.

L’exposition est visible à la Pearl Lam Galleries à Hong Kong.

Photos © Ren Ri

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L’artiste chinois Ren Ri collabore avec des abeilles pour créer ces sculptures qui sont en fait des ruches fonctionnelles.

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25/04/2017
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Le Slovaque Tomáš Gabzdil Libertíny

Libertíny a construit des échafaudages en forme de vase (enlevé à la fin du processus) et laissez la nature suivre son cours: un groupe d'abeilles est allé travailler en construisant une ruche, couche par couche, dans la même forme que l'échafaudage. Le travail a duré de deux à dix jours, en fonction de la météo, de la saison, de la taille de la colonie et de son expansion. Il a fallu une semaine et environ quarante mille abeilles pour compléter ce vase en nid d'abeille. Le processus, que le concepteur appelle «prototypage lent» dans un contrepoint ironique aux technologies de fabrication rapide d'aujourd'hui, apporte poétiquement un phénomène naturel à un cercle complet, à commencer par des fleurs qui nourrissent les abeilles et leur permettent de produire le vase et de se terminer par un vaisseau qui Est destiné à contenir des fleurs.

 


25/04/2017
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