APPA'S 86 Association Pour la Protection des Abeilles

APPA'S 86   Association   Pour   la   Protection   des   Abeilles

Pollinisation, Biodiversité, Ecosystème


Alimentation "Incroyables comestibles"




03/07/2013
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Comment faire pousser une planète

"Histoire des fleurs "

Cet épisode s'intéresse aux fleurs, graines, nectares et fruits. Le voyage commence à Angkor Wat avec une cérémonie des fleurs et l'explication de la symbolique du lotus dans la religion bouddhiste. Puis c'est en Nouvelle-Calédonie que l'on découvre un pin qui utilise l'eau pour ses échanges de gamettes, comme faisaient les premiers végétaux. Mais pour coloniser l'intérieur des terres, il leur faut une autre forme de reproduction : apparaissent alors les fleurs et leurs échanges de pollen grâce au vent et aux insectes....

 


14/06/2013
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L’agro-écologie

peut doubler la production alimentaire en 10 ans

Le constat est alarmant. En l’état actuel de la situation agroalimentaire mondiale, une agriculture continuellement dépendante du pétrole conduira inéluctablement à des crises alimentaires qui s’aggraveront. 

Crise alimentaire : les trois spirales de la faim

Cependant, le rapport constate aussi qu’en « à peine 10 ans, les petits agriculteurs peuvent doubler la production alimentaire des régions vulnérables en recourant à des méthodes de production écologiques ».

L’agroécologie se voit alors comme la porte de sortie de la situation critique actuelle. Tout d’abord par le simple fait qu’elle constitue la meilleure solution si l’on veut pouvoir nourrir 9 milliards de personnes d’ici 2050.

L’agriculture conventionnelle renforce l’usage d’engrais et des pesticides qui appauvrissent le sol et diminuent le rendement d’une exploitation à l’échelle d’une génération. Elle participe à l’appauvrissement des milieux ruraux en les rendant plus dépendants à la volatilité des prix du marché. Ils sont non seulement tributaires des prix de leurs ventes, mais aussi du prix du pétrole.

Pire encore, l’agriculture conventionnelle se mord la queue en aggravant les changements climatiques qui se répercutent après sur sa propre activité, créant ainsi un cercle vicieux.

L’agroécologie : ça marche !

L’alternative la plus efficace à cette agriculture conventionnelle a déjà fait ses preuves. « À ce jour, les projets agroécologiques menés dans 57 pays en développement ont entraîné une augmentation de rendement moyenne de 80 % pour les récoltes, avec un gain moyen de 116 % pour tous les projets menés en Afrique », explique le Rapporteur de l’ONU. « De récents projets menés dans 20 pays africains ont même démontré un doublement des rendements des cultures sur une période de 3 à 10 ans. »

À ce titre, l’expert préconise, à travers un certain nombre de recommandations et de mesures, de développer des politiques d’aides plus ambitieuses, notamment à travers le maintien des organisations paysannes. 

Face aux changements climatiques, aux inégalités existantes et à venir ainsi qu’à une hausse inévitable de la population mondiale, l’agriculture conventionnelle ne permettra pas de contrer les crises à venir et l’agroécologie en propose les meilleures solutions.

Pour en savoir plus :

Rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, présenté le 8 mars devant le Conseil des droits de l’homme de l'ONU à Genève

Communiqué de presse, « L'agroécologie peut doubler la production alimentaire en 10 ans », 8 mars 2011.

 

Rapport de Greenpeace par Pierre Bernadet

 

 

 

L'agro-écologie, modèle agricole français de demain ?

Lors du colloque "Produisons autrement", le ministre de l'Agriculture a réaffirmé sa volonté de faire de la France le futur leader de l'agro-écologie. Il a présenté un projet qui devrait prendre forme d'ici 2014, en même temps que la nouvelle PAC.

Accroître la production de protéines végétales, gérer les excédents d'azote organique et structurer la filière bio font partie des priorités du projet agroécologique pour la France. 

"Ce n'est pas un débat purement agricole que nous avons, c'est un débat de société sur nos modèles de développement, à l'aube du XXIème siècle. (…) Jusque-là, l'agriculture biologique, les labels se sont construits dans la contestation. Ce qu'on cherche aujourd'hui, c'est une capacité à concilier les grands enjeux en rassemblant tous les acteurs", a déclaré Stéphane Le Foll, en clôture du colloque "Produisons autrement", organisé le 18 décembre au Conseil économique, social et environnemental à son initiative.

 A cette occasion, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a présenté son projet agro-écologique pour la France, un projet pluriannuel, qui s'inscrit "dans la grande démarche de transition écologique  engagée par le gouvernement".

Outre une réorientation de la recherche, de la formation et des financements, le ministère de l'Agriculture va initier (ou poursuivre) six programmes d'actions : les plans Ecophyto et Antibio, un plan méthanisation, un plan protéine végétale, un plan apiculture et un plan agriculture biologique.

L'agro-écologie au cœur de la recherche et de la formation

Pour "connaître et capitaliser" sur les expériences agro-écologiques déjà menées en France, le ministre a confié une mission à Marion Guillou, présidente de l'établissement public de coopération scientifique Agreenium, afin d'identifier les éléments et fonctionnalités qui "serviront à construire les itinéraires agricoles de demain". Les instituts de recherche publics, tels que l'Inra, l'Irstea et le Cirad, inscriront l'agro-écologie comme priorité dans leurs programmes de recherche et appels à projets. De plus, "l'agro-écologie sera placée au cœur des contrats d'objectifs entre l'État et les instituts techniques agricoles, qui seront signés mi 2013".

Pour diffuser les nouveaux modèles et former les agriculteurs, le ministre souhaite mobiliser tous les acteurs (chambres d'agriculture, coopératives agricoles, instituts techniques, réseaux existants…). "Les crédits du CASDAR [compte d'affectation spéciale développement agricole et rural] seront ré-orientés en ce sens dans le cadre du prochain programme national de développement agricole (PNDAR) 2014-2020. Dès 2013, sans attendre ce prochain programme, au moins 3M€ supplémentaires seront mis au service du projet agro-écologique, à travers un appel à projets de mobilisation collective et le soutien de certaines actions des instituts techniques", précise le ministère.

 

L'introduction de l'agro-écologie, dans les programmes et référentiels pédagogiques de l'apprentissage, de la formation initiale et continue, sera expérimentée dès la rentrée 2013, pour une généralisation l'année suivante. "Un accent sera mis sur le rôle de démonstration des fermes des exploitations de l'enseignement agricole public".

Verdissement de la PAC et de la fiscalité

Pour accompagner le changement de modèle, les leviers budgétaires de la PAC seront utilisés. Mais alors que le budget alloué à la PAC 2014-2020 est encore incertain, Stéphane Le Foll a fait une petite mise au point : "Les pionniers ne se sont jamais demandés s'il y avait une contrepartie financière. On n'agit pas seulement par intérêt financier, mais parce qu'on vise un but précis".

Dans le cadre des discussions sur la future PAC, la France défendra un verdissement  du premier pilier (aides directes). Quant aux aides du deuxième pilier, elles devraient soutenir en priorité les mesures agro-environnementales "systèmes", qui  "permettront d'accompagner des changements de pratiques dans une approche globale sur l'exploitation et prendront en compte plusieurs enjeux".

Le projet de loi de Finances 2014 devrait également intégrer une fiscalité favorable à l'agro-écologie. Enfin, les Groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE), qui seront mis en place par la loi d'avenir sur l'agriculture, prévue pour fin 2013, "pourront mobiliser les outils budgétaires de la PAC en bénéficiant d'incitations plus fortes que pour des projets individuels. Ils bénéficieront aussi d'une fiscalité avantageuse".

Des programmes d'actions ciblés

Enfin, le ministre a annoncé sa volonté de renforcer le programme Ecophyto, initié en 2008, en fixant des objectifs plus précis, par filière et par territoire, et en encourageant les alternatives aux pesticides (lutte biologique…).

Le Plan EcoAntibio 2017, lancé en septembre 2012,prévoit de "sortir d'une logique de recours aux antibiotiques comme une assurance tout risque et les utiliser plutôt dans une logique de précision en s'appuyant sur l'observation et la prévention" et de changer de modèle de production dans l'élevage.

Toujours concernant l'élevage, un plan azote/méthanisation va être lancé pour "régler le problème des excédents d'azote organique". Il s'agira de produire du gaz et des fertilisants avec les excédents d'azote organique et de limiter l'usage de l'azote minéral lorsque des fertilisants organiques sont disponibles.

Pour en finir avec la dépendance fourragère de la France, un plan protéines végétales va être initié. Il vise à "tirer parti de l'intérêt agronomique et écologique de la culture des légumineuses, qui enrichissent en particulier les sols en azote et permettent de réduire les apports externes tout en augmentant les rendements".

Ces nouveaux plans s'ajoutent aux plans bio et apiculture durable, déjà prévus par le ministère de l'Agriculture.


 


14/03/2013
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Les Moissons du futur

L'agriculture contre la forêt

"LES MOISSONS DU FUTUR" DE MARIE-MONIQUE ROBIN

 

Le forêt occupe 30% de la surface de la terre, dont la moitié est aux USA, au Brésil, au Canada, en Chine et dans la Fédération de Russie. Cette infographie illustre la répartition géographique et les conséquences globales de la déforestation.

 

 

"UN MONDE SANS MONSANTO"

LA RÉALISATRICE SUR SON DOCUMENTAIRE ET SON TRAVAIL DE JOURNALISTE

 

Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin livre le dernier opus de sa trilogie, "Les Moissons du futur", une enquête résolument optimiste sur les remèdes possibles à la crise alimentaire qui touche la planète. 

 
La journaliste Marie-Monique Robin
zoom

La journaliste Marie-Monique Robin

 

  • Marie-Monique Robin, comment est né ce projet ?

    Marie-Monique Robin : Les moissons du futur sont dans la droite lignée de mes précédents documentaires. Je pars du discours dominant, qui prétend que si on sort de l’industrie agroalimentaire, c’est la famine assurée, et je démontre que ces allégations ne reposent sur rien. Tout a commencé sur un plateau de télévision où Jean-René Buisson, le président de l’Association nationale de l’industrie agroalimentaire, expliquait qu’il n’y avait pas d’alternative aux pesticides. Selon lui, si on passait à une agriculture bio, cela entraînerait une baisse de la production de 40 % et une augmentation des prix de 50 %. C’est ce discours qui est majoritairement relayé par les médias. J’ai donc décidé d’enquêter. Il se trouve que peu de temps après, j’ai rencontré à Genève Olivier De Schutter, le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations unies, qui dit exactement le contraire ! Au fil de mon enquête, je me suis rendu compte que le discours des industriels est totalement faux : l’agroécologie permettrait de nourrir la planète.

  • Est-ce que vos documentaires sont une forme de militantisme ?

  • Ça dérange certaines personnes, mais c’est mon travail de journaliste. 
Ça, c’est le discours de l’industrie, qui me dit régulièrement que je ne fais pas du journalisme. Cela me fait sourire, parce que je fais ce métier depuis trente ans, que j’ai réalisé de nombreux films sur des sujets différents et que je n’ai pas changé ma manière de travailler : je vérifie les informations et je remets en cause les vérités établies. Ça dérange certaines personnes, mais c’est mon travail de journaliste. Sur des sujets tels que Monsanto, on se retrouve face à une véritable machine de désinformation, mais pour le prouver, il faut beaucoup de temps. Car il s’agit de puissances énormes, disposant de moyens financiers colossaux, qui noient les médias sous des tonnes d’études où il est très difficile de démêler le vrai du faux.

  • Comment procédez-vous en tant que journaliste d’investigation ?

    Cela fait six ans que je travaille sur ce sujet et j’ai la chance, notamment grâce à ARTE, de vérifier leurs messages et de déconstruire leur discours. Je peux aller au bout du monde pour rencontrer l’expert que je veux, quand je veux. C’est un privilège inouï, mais c’est aussi la seule façon d’aller au bout de tels sujets. Le livre que j'écris actuellement me permet d’entrer dans ces détails, car je ne pouvais bien sûr pas tout mettre dans le film. Mon but, c’est de tirer un fil pour que les gens puissent s’en emparer et s’organiser collectivement s’ils le souhaitent.

  • Quel bilan tirez-vous de cette enquête ?

    Ce qui se passe est un énorme gâchis. Il faut rappeler que non seulement l’industrie agroalimentaire rend les gens malades, mais qu’en plus elle ne parvient pas à nourrir le monde : un milliard de personnes souffrent de la faim. L’argument qui dit que les pesticides constituent la seule solution à la famine est donc complètement faux. Il faut aller sur place pour voir ce qui se passe. La bonne nouvelle, c’est qu’avec l’agroécologie, il y a des solutions qui marchent. Je suis revenue pleine d’espoir de ce voyage parce s’il y avait une vraie volonté politique, grâce à ce modèle, on pourrait nourrir le monde très vite. En quatre ou cinq ans, tout serait réglé.

  • Et la mauvaise nouvelle ?

  • Nos enfants vont vivre dans un chaos inouï : des millions de réfugiés, la fin du pétrole et du gaz... 
J’ai fait plusieurs fois le tour du monde, mais je n’ai jamais ressenti un tel sentiment d’urgence que lors de ce voyage qui m’a menée du Mexique au Malawi en passant par le Japon. J’ai véritablement pris conscience que les conséquences que le réchauffement climatique nous prépare à court terme, d’ici à trente ans, sont absolument terribles. Nos enfants vont vivre dans un chaos inouï : des millions de réfugiés, la fin du pétrole et du gaz... La nécessité d’agir est extrême, les solutions sont à notre portée, mais on continue à faire comme si de rien n’était. Il faut une prise de conscience de la part des politiques. En Afrique, là où aujourd’hui les conséquences du réchauffement sont ressenties le plus durement, les gouvernements ont commencé à promouvoir l’agroécologie avec succès. Mais en Europe, on n’en est pas encore là. J’estime donc que le bilan est positif, puisqu’on a les moyens de s’en sortir, mais je suis en même temps très pessimiste parce que, pour la première fois, je me dis qu’il est peut-être déjà trop tard. 

Propos recueillis par Kristel Le Pollotec

14/03/2013
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L'Agroforesterie

Les avantages de l’agroforesterie

 

 

 

- Gagner de l’argent avec les arbres : bien entretenus, les arbres donnent un bois sans noeuds, valorisable dans la filière bois. Par ailleurs, la rentabilité économique d’une parcelle agroforestière à long terme est égale, voire supérieure, à celle d’une parcelle classique.

- Maintenir le revenu agricole de l’exploitation : si les arbres sont suffisamment espacés, le rendement des cultures intercalaires reste stable longtemps. Avec une densité d’arbres de 50 arbres/ha, des cultures rentables peuvent être maintenues jusqu’à la récolte des arbres.

- Diversifier les activités de l’exploitation agricole. Les plantations agroforestières introduites augmentent la valeur de l’exploitation, sans diminution notable du revenu agricole.

- Préserver la qualité de l’environnement 
L’agroforesterie permet une amélioration de la fertilisation naturelle des sols et offre donc la possibilité de réduire l’apport d’intrants. Elle préserve les sols contre l’érosion et assure une protection des eaux souterraines. Elle agit comme vecteur de diversification des paysages, de maintien de la biodiversité, de lutte efficace contre les risques d’incendie et est facteur de fixation du carbone atmosphérique.

Une plantation agroforestière est : 
- Rentable : les études de rentabilité menées par l’Inra montrent que les projets agroforestiers présentent des résultats égaux, voire supérieurs, à la situation agricole d’origine ou à un boisement en plein. 
- Réversible : après la récolte des arbres, le dessouchage de la parcelle demande peu de travail et n’abîme pas le sol. La parcelle peut facilement retrouver sa fonction agricole d’origine. 
- Facile à réaliser : planter et entretenir les arbres est une activité qui s’apprend. Cultiver entre les arbres demande une nouvelle technicité à votre portée. Des ouvrages existent. Faites appel à un technicien. 
- Compatible avec le statut du fermage : l’agroforesterie permet au propriétaire de planter tout en laissant le fermier exploiter la terre. Un contrat précise les modalités de l’accord et les responsabilités respectives, et peut prévoir une rémunération du fermier pour l’entretien des arbres.
- Encouragée par les pouvoirs publics : les cultures intercalaires ont droit aux mêmes aides que les cultures en plein (primes PAC). Des aides à l’investissement existent pour la plantation d’arbres espacés. 
- Créative : un projet agroforestier laisse place à votre imagination : mélangez les essences d’arbres, diversifiez les plantes associées, osez des formes et des couleurs originales

 


14/03/2013
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