APPA'S 86 Association Pour la Protection des Abeilles

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L'Abeilles chez les Egyptiens, Hittites, Grecs, Romain, Gaulois

 

Les Egyptiens

Merci Alain Guilleux pour nous avoir permis de reproduire les photos d'Egypte: Une promenade en Egypte

 

 

 

Un homme agenouillé devant des ruches placées horizontalement (tombe de Pabasa)

Les Egyptiens avaient également découvert les abeilles et leurs produits. Les premières traces datent de 2400 av. J.C. Le miel était d'ailleurs offert en offrande aux dieux. Du miel, ils tiraient également une boisson fermentée: l'hydromel. Ils utilisaient la cire également.

Ils confectionnaient d'ailleurs des poteries ovoïdes afin d'accueillir et d'abriter des abeilles. Ces poteries étaient cassées au moment de la récolte. D'autres modèles étaient réalisés en osier tressé couvert d'argile. Ces derniers sont toujours utilisés et visibles de nos jours au Soudan.

Les plus grandes activités apicoles étaient situées en Basse-Egypte, une zone riche en cultures. L'abeille y fut même choisie comme symbôle du pays. En Haute-Egypte, c'était plutôt une apiculture nomade qui était pratiquée.

 

 

 

La récolte de miel (tombe de Pabasa)

La récolte de miel fut également représentée dans les tombes de l'ancienne Egypte, notamment celle de Pabasa.

Le miel était utilisé comme offrande aux dieux ainsi que pour la production de médicaments sur base de ses propriétés anti-bactériennes et anti-fongiques.

Dans les papyrus Ebers et Edwin Smith, le miel était l'ingrédient le plus utilisé dans les remèdes, tant en usage externe qu'en usage interne. Le miel était utilisé dans le traitement des douleurs d'estomac, de rétention urinaire et comme onguent pour peaux sèches. Il était également utilisé comme onguent pour les blessures et les brûlures, les irritations de la peau et les maladies des yeux.

Le papyrus Eber (1600 av. J.C.) indique que le miel était le seul ingrédient à appliquer après circoncision. Il décrit également un remède pour l'oreille constitué d'un tiers de miel et de 2 tiers d'huile.

 

 

 

Des ruches, des pots et une abeille (tombe d'Ank'hor)

Le papyrus Chester Beatty VI décrit des remèdes oraux où la proportion de miel va de 20 à 84%. Dans d'autres types de remèdes, la proportion s'étend de 20 à 84%.

En l'absence de sucre, il servait également d'agent sucrant dans la fabrication du vin et la préparation de pains et gateaux. Ceci est attesté par des hiéroglyphes datant de 3000 ans av. J.C.

La cire servait également: dans la mommification, dans la construction de bateaux et comme agent liant dans les peintures.

Les pharaons utilisaient le miel au cours de la célébration de leur mariage. Cette coutume s'est transmise dans la culture greco-romaine et jusqu'au Moyen-Âge. Les jeunes mariés buvaient une boisson à base de miel durant le premier mois du mariage afin d'apporter joie et bonheur. Ceci a conduit à la «lune de miel».

Les Hittites

Les Hittites du Hatti (actuellement la Cappadoce) maîtrisaient l'élevage des abeilles dès le milieu du 2e millénaire.

Les Grecs

L'abeille occupait également une place importante chez les Grecs.

Aristote

Aristote (384-322 av. J.C.), philosophe, dans son Histoire des animaux avait déjà remarqué la forme hexagonale des cellules construites par les abeilles.

 

 

 

Aristote

Néanmoins, ce que l'on peut considérer comme le premier traité d'apiculture contient quelques imperfections.

Ainsi Aristote croyait-il que le chef des abeilles était en fait une abeille-roi, à la fois mâle et femelle.

Aristote croyait que de manger du miel prolonge la vie.

Hippocrates

Hippocrates (460-377 av. J.C.) nota: «Je mange du miel et l'utilise dans le traitement de plusieurs maladies car le miel offre de la bonne nourriture et une bonne santé».

Dioscorides

Dioscorides (40-90 ap. J.C.), un médecin grec ayant accompagné les armées de l'empereur romain Neron en tant que chirurgien, a rédigé De Materia Medica aux environs de 77 ap. J.C. Ce texte pharmacologique a servi de référence jusqu'au 15e siècle. Il y décrit près de 600 plantes et 1000 drogues simples ainsi que les valeurs médicinales et diététiques des dérivés animaux tels que le lait et le miel. Dioscorides indique que le miel peut être utilisé comme traitement dans les maladies de l'estomac, les blessures avec du pus, les hémorrhoïdes et comme traitement contre la toux.

Les Romains

Varron

Varron (Marcus Terentius Varro) est un savant romain, né à Reate (Rieti) en 116 av. J.-C. et mort en 27 av. J.-C. Il a écrit de nombreux ouvrages - plus de 600 - dont seuls une poignée nous sont parvenus.

Les détails concernant les abeilles et les ruches font de Varron un précurseur des encyclopédistes.

Dans De l'agriculture, livre III, il note le vocabulaire apicole de l'époque:

  • les méliturges: les gens qui font du miel
  • le mellarius: celui qui est chargé du soin des ruches
  • mellaria, alvus ou alvarius: la ruche

et il note également les connaissances apicoles de l'époque:

  • Les abeilles sont engendrées par d’autres abeilles ou naissent spontanément du corps d’un bœuf en putréfaction
  • les abeilles vivent en société, sous la forme d'une royauté, pour travailler et édifier. Elles suivent leur roi partout, le soutiennent et vont jusqu'à le porter sur leur dos quand il ne peut plus voler.
  • Leurs occupations concernent la subsistance, l'édification et le grand œuvre. Elles confectionnent du miel et de la cire pour fabriquer des cellules hexagonales. Elles pâturent au dehors mais élaborent le miel au sein de la ruche.
  • le miel peut être source de grande richesse pour tout apiculteur avisé
  • pour favoriser la production de miel, il faut disposer d'un jardin planté en thym, cytise et mélisse. Les abeilles apprécient également la rose, le serpolet, la mélisse, le pavot, les fèves, les lentilles, les pois, la dragée, le sauchet, le sainfoin et le cytise, fleurissant du printemps à l'automne, qui convient aux abeilles malades. Certaines plantes rendent les abeilles malades, d'autres favorisent la production de cire ou de nourriture.
  • Les ruches sont de forme circulaire, en osier enduites tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de bouse de vache, bois, écorce, troncs d'arbre creusés ou poterie. Parfois, elles sont carrées avec de la férule, ayant 3 pieds de long sur un pied de large. Les ruches sont nommées alvus (ventre): elles sont donc étroites au milieu.
  • le rucher est disposé près d'un mur et n'aura pas plus de trois rangées de ruches; les ruches ne se toucheront pas. Les ruches doivent être dans un lieu sans écho, ni trop chaud en été, ni privé de soleil en hiver, avec de l'eau pure à proximité. L'abreuvoir peut être rempli de cailloux ou de laine pour que les abeilles puissent facilement boire sans se noyer.
  • Les abeilles émigrent parfois. En recourant à certaines techniques, il est possible de récupérer l'essaim. En particulier, en tapant sur des cymbales ou dans les mains, on peut réunir un essaim dispersé
  • le mellarius visite les ruches 3 fois par mois au printemps et en été: il nettoie et surveille qu'il n'y a pas plusieurs rois dans la ruche car cette situation est la cause de séditions et de travail languissant. Le changement de ruche ou le déplacement du rucher nécéssite des précautions particulières qu'il détaille.
  • les abeilles produisent 4 substances: la propolis, plus chère que le miel que les médecins emploient pour les emplâtres, l'érithace qui colle les rayons ensemble, le rayon et le miel. Ce dernier peut être épais ou liquide selon les plantes butinées.
  • il y a 3 miellées par an: au lever des Pléiades, à la fin de l'été et après le coucher des Pléiades. A la dernière miéllée, on ne peut récolter plus du tiers du miel car le reste est utilisé comme provision en hiver

Columelle

Columelle (dont on sait seulement qu'il était vivant en 41 ap. J.C) a décrit la confection des ruches en osier entrelacé dans un vaste traité agricole: De l'agriculture. L'économie rurale. Livre IX

Ambroise de Milan

 

 

 

Ambroise de Milan ou St Ambroise

Ambroise de Milan (340-397 ap. J.C.), connu sous le nom de Saint Ambroise, est le patron des apiculteurs.

Selon la vie du saint par son secrétaire Paulin, il aurait été mis en son berceau dans la salle du prétoire. Il y dormait, quand un essaim d'abeilles survint tout a coup et couvrit de telle sorte sa figure et sa bouche qu'il semblait entrer dans sa bouche et en sortir. Les abeilles prirent ensuite leur vol et s'élevèrent en l’air à une telle hauteur que œil humain n'était capable de les distinguer.

Son père fut frappé de ce fait et dit : «Si ce petit enfant vit, ce sera quelque chose de grand.» Ce fut considéré comme un présage de la douceur des écrits du prélat.

Les Gaulois

Le mot ruche trouve son origine dans le mot gaulois rusca qui signifie «écorce», l'écorce des arbres servant en fait à fabriquer des ruches.

Que ce soit en Gaule, à Rome ou en Grèce, on ne note aucune évolution des techniques ou des connaissances sur l'apiculture.

 



25/04/2017
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