APPA'S 86 Association Pour la Protection des Abeilles

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Les plantes méllifères

De nombreuses plantes sont considérées comme mellifères, mais seulement une partie d’entre elles sont butinées par les abeilles.

 

Les plantes de longue date ont échafaudé une stratégie afin d’assurer leurs fécondations et leurs reproductions.

Certaines de ces plantes dites « mellifères    »  (du latin « mellis » = miel) produisent des substances susceptibles d’intéresser les insectes butineurs dont l’abeille.

La production de nectar et de pollen de ces plantes va ainsi assurer les besoins énergétiques (nectar transformé en miel), et  protidiques (les pollens).

D’autres substances produites par les plantes sont également susceptibles d’intéresser l’insecte. C’est le cas de la propolis, une gomme présente sur certains bourgeons, que l’abeille récolte pour les besoins de la ruche en guise de « mortier » ou encore à des fins anti-infectieuses.

Les exsudats des insectes piqueurs suceurs provenant de la transformation de la sève élaborée de la plante par ces mêmes insectes intéressent également l’abeille qui les recueille en abondance selon les périodes de l’année à des fins énergétiques. Ces exsudats seront donc transformés en miels de miellat.

 

En apiculture, on considère comme plante mellifère les plantes assurant des ressources disponibles en quantité et qualité pour l’abeille.

Les différentes plantes mellifères ne fournissent pas les mêmes quantités de ressources aux abeilles ni la même diversité. De même au sein d’une espèce végétale identique, la production de ces différentes substances intéressant l’insecte, va varier selon la nature des sols, la région, l’état sanitaire de la plante, la climatologie…

Certaines plantes peuvent également produire pollen ou nectar, mais ces ressources ne seront pas accessibles à l’abeille. La taille ou la forme de la fleur peut dans certains cas interdire leurs butinages ne serait-ce qu’en raison de l’encombrement du corps de l’abeille, ou de la longueur de sa trompe.

Pollinisation de la plante en échange de son nectar.

En produisant au cours de la photosynthèse, le nectar, cette solution sucrée, les plantes attirent les insectes. Ceux-ci vont se frayer un chemin au cœur même de la fleur et au passage se trouvent couverts de pollen. L’abeille une fois le nectar ingurgité va repartir chargée des organes mâles de la plante, pollen qu’elle va déposer gracieusement sur les organes femelles de la fleur suivante, assurant ainsi la fécondation de la plante visitée.

La pollinisation qui en résulte se traduit par un échange des plus profitables aux deux parties.



18/01/2013
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