APPA'S 86 Association Pour la Protection des Abeilles

APPA'S 86   Association   Pour   la   Protection   des   Abeilles

Pollinisation, Biodiversité, Agriculture, Ecosystème

Qu’est-ce que la pollinisation ?

 

Acteur de la biodiversité l'abeille est l'un des plus grand pollinisateur.

Lors du butinage, l’abeille transporte sur son corps des grains de pollen, présents dans les anthères des fleurs (cf. schéma), et qui sont les organites contenant les gamètes mâles des plantes. Lorsque l’abeille arrive sur une autre fleur de la même espèce, les grains de pollen vont se déposer sur les stigmates (femelles) de la fleur ; le grain de pollen va alors « germer » pour apporter le matériel génétique mâle jusqu’à l’ovule, qui contient le matériel génétique femelle.

 

 

 

Et pour l’agriculture

La pollinisation des plantes par les abeilles apporte deux types de bénéfices, en fonction de la culture butinée :

- amélioration de la qualité, augmentation du rendement (arboriculture par exemple),
- régularité de la production / multiplication de semences (radis, oignon, carotte…)

Par exemple, sans le butinage par les abeilles (et les autres insectes pollinisateurs*), pas de production de petits fruits : framboise, mûre, cassis, groseille, myrtille, ni de lavande, dont la reproduction (préalable à la formation des fruits) est dépendante de la présence de butineurs.

Voici une liste, non exhaustive, des principales cultures que les abeilles contribuent à féconder :

- GRANDES CULTURES (objectif d'augmentation du rendement) :

colza Brassica napus
féverole Vicia faba
tournesol Helianthus annuus

 

 - ARBORICULTURE (objectif d'augmentation de la qualité et du calibrage des fruits) :

abricotier Prunus armeniaca
amandier Prunus dulcis
cerisier Prunus mahaleb
kiwi Actinidia sinensis
pêcher Prunus persica
poirier Pyrus communis
pommier Malus sylvestris
prunier Prunus domestica

 

- CULTURES MARAICHERES (objectif de rendement) :

courgescourgettes (Cucurbita pepo) et potirons (Cucurbita maxima)
fraisier Fragaria x ananassa
melon Cucumis melo
poivron et piment Capsicum annuum
tomate Solanum lycopersicum
pastèque Citrullus lanatus
cornichon Cucumis sativus
aubergine Solanum melongena

 

* (bourdons, d’autres hyménoptères, comme la guêpe, le frelon, et d’autres ordres d’insectes, participent également à la fécondation de plantes cultivées ou sauvages : c’est le cas de nombreux lépidoptères (les papillons), diptères (mouches), certains coléoptères… Toutes les espèces d’insecte consommatrices de pollen participent à leur niveau à la pollinisation des plantes.)

 

 

Qu’est-ce que la biodiversité ?

 

C'est à la base de notre alimentation, de notre santé et de nos activités.

Elle est le gage du bon fonctionnement et de l'équilibre de notre planète.

 

Rôle alimentaire dans la biodiversité :

L’homme a été depuis le début de son existence, il y a deux millions d’années, dépendant de la faune et de la flore pour se nourrir. Il prélève ainsi dans le milieu naturel les aliments nécessaires à sa survie : plantes, viande, poissons…

L’homme a sélectionné depuis le début de l’agriculture il y a 10 000 ans les variétés végétales et les races animales les mieux adaptées à ses besoins, assurant ainsi 90 % de son alimentation avec 14 espèces domestiques et seules quatre espèces - blé, maïs, riz, pomme de terre - couvrent la moitié de ses besoins énergétiques tirés des végétaux. En parallèle, beaucoup de races et de variétés rustiques disparaissent. Sur quelque 6 300 races domestiques recensées, 1 350 sont menacées d’extinction voire déjà éteintes. 

Cependant, le capital génétique de la biodiversité contribue pour moitié à l’augmentation annuelle des récoltes céréalières. Il est un élément clé de la capacité des écosystèmes à répondre aux changements climatiques, aux maladies, aux ravageurs des cultures et à diversifier les espèces domestiques actuelles. Outre le nombre des espèces, il est également essentiel de conserver la diversité génétique au sein de chaque espèce. L’agriculture moderne a encouragé de nombreux agriculteurs à adopter des variétés uniformes de plantes et d’animaux à haut rendement. Cette tendance menace d’extinction un grand nombre d’essences végétales et d’espèces animales et entraîne par là même, la disparition de leurs traits spécifiques. Les experts sont alarmés par la diminution rapide de ce réservoir génétique. Disposer d’une vaste panoplie de caractéristiques uniques permet la sélection des plantes et des animaux susceptibles de s’adapter aux évolutions du milieu.

Depuis toujours les organismes vivants favorisent la régénération, la décomposition et l’aération naturelle des sols. Les insectes pollinisateurs nous assurent fruits et légumes. La richesse de la biodiversité est également copiée pour améliorer les pratiques agricoles.

L’intensification de l’agriculture a entraîné des déséquilibres biologiques et la stérilisation des sols. L’épandage d’engrais et de produits chimiques, la pollution des nappes phréatiques, la consommation excessive d’eau et les techniques agricoles destructrices nuisent à la biodiversité. À terme, la production alimentaire et la santé du consommateur sont menacées. Or d’ici 2050, la demande alimentaire aura doublé. Ainsi, la production agricole du 20ème siècle a provoqué la stérilisation d’un quart des terres cultivables de la planète.

 

Rôle pharmaceutique de la biodiversité :

La biodiversité joue également un rôle dans l’industrie pharmaceutique et par conséquent la santé humaine. En effet, certaines molécules fournies par les espèces végétales ou animales sont utilisées pour la fabrication des médicaments. On estime que près de la moitié des médicaments utilisés (40%) sont issus d’une matière active naturelle extraite du vivant (dans les deux tiers des cas d’une plante).

La nature est détentrice de nombreux médicaments potentiels qui disparaissent en même temps qu’elle. Sur 18 000 substances provenant d’organismes marins, 15 % ont permis l’isolement de nouvelles molécules actives. À ce jour, la composition chimique de 1 % seulement des espèces marines répertoriées a été analysée. L’AZT, dérivé synthétique utilisé contre le virus du SIDA, provient de molécules sécrétées par une éponge des coraux des Caraïbes, aujourd’hui en danger. 

Nous pourrons citer par exemple le rôle du Thym qui fournit le thymol utilisé comme antifongique, la Menthe qui fournit le menthol utilisé comme vasodilatateur, la Colchique fournissant la colchicine utilisée comme agent anti-tumoral ou encore l’If qui fournit le taxol utilisé dans le traitement de certains cancers. 

Toutes ces espèces sont pour l’instant courantes et exploitées de manière intensive, une surexploitation pourrait entraîner leur raréfaction – et par conséquent des conséquences non négligeables sur la santé humaine.

 

Qu’est-ce que l'écosystème ?

L'écosystème est l'ensemble qui regroupe, d'une part, la communauté des vivants, appelée "biocénose" (animaux, plantes, micro-organismes) et, d'autre part, l'environnement géologique, "pédologique" (relatif à l'étude des sols, de leur formation et de leur évolution) et atmosphérique, autrement-dit le biotope (climat, roches, relief...). Fonctionnant selon un équilibre précis, l'écosystème peut être perturbé si l'une de ses composantes varie. L'ensemble des espèces animales d'un écosystème déterminé constitue la faune. Quant à la flore, elle englobe toutes les espèces végétales peuplant un écosystème donné.

 

Manger et être mangé

Au sein des écosystèmes, les espèces sont organisées en chaînes alimentaires. Dans ces chaînes, chacune des espèces des niveaux supérieurs dépend des espèces des niveaux inférieurs. Les niveaux inférieurs apportent aux niveaux supérieurs énergie et éléments chimiques nécessaires à leur développement. Compte tenu de cette interdépendance, il est important que la biodiversité soit assurée pour préserver l’équilibre des chaînes alimentaires et, par conséquent, de l’écosystème.

Par exemple, la biodiversité joue un rôle primordial dans la survie de nombreuses espèces de plantes. Certaines variétés ne peuvent se reproduire que par l’intervention d’une espèce bien précise d’insectes, qui assure la pollinisation. La disparition de l’insecte en question entraîne la disparition de cette espèce végétale et le bouleversement de la chaîne alimentaire.

 

 



22/02/2013
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